Félix Tshisekedi dénonce « une certaine dérive au sein de l’Église catholique »
Le président de la République « tire la sonnette d’alarme par rapport à une centaine dérive constatée au sein de l’Église catholique. Une dérive que je qualifierai de dangereuse, surtout en cette année électorale ».
Lors de son discours à l’occasion du jubilé d’argent de Monseigneur Emmanuel Kasanda, évêque de Mbuji-Mayi, le Chef de l’État a rappelé, en présence notamment de Monseigneur Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale épiscopale nationale du Congo (CENCO), que « l’Église doit être au milieu du village. L’Église doit être au milieu des Congolais. Elle doit prêcher l’amour, l’unité et l’égalité. L’Église doit accompagner toutes les filles et tous les fils de la République qui sont en politique de la même manière, sans distinction aucune, car il y va de la stabilité de notre cher pays. En tant que garant de l’unité de cette nation, je n’accepterai jamais une telle dérive ».
Malgré ce constat malheureux, Félix Tshisekedi rassure qu’il va continuer « à entretenir les bonnes relations avec l’Église en général et l’église catholique en particulier pour nous aider à relever ce Congo qui est malheureusement terrassé à cause des anti-valeurs tels que la corruption, le tribalisme, le séparatisme et l’impunité ».
Sévère mise en garde
« Je réaffirme ma détermination à garder ce pays uni et à le pacifier. Je ne reculerai pas devant les menaces et les intimidations de tout genre. J’ai passé quasiment les ¾ de ma vie à combattre à côté d’un grand homme ; Étienne Tshisekedi wa Mulumba, d’heureuse mémoire« , rappelle Félix Tshisekedi.
Qui rassure que « je ne serai jamais le fossoyeur des Congolais et du Congo. En revanche, je m’attaquerai sans remords et sans hésitation à tout Congolais qui mettrait en danger la sécurité et la stabilité de notre pays. Peu importe ce qu’on en dira : violation des droits de l’homme, privation des libertés ».
Et de tempérer : « démocrate, je suis. Démocrate, je resterai. Je n’ai aucune leçon de recevoir de qui que ce soit dans ce domaine. J’ai la charge de protéger et de garantir le bien-être de tous les Congolais de quelque bord politique que ce soit, religieux ou autres idéologies. C’est l’histoire et c’est Dieu qui me jugera ».
Réunis à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, les évêques membres de la CENCO ont, lors de leur 60ème Assemblée plénière, affirmé avoir « malheureusement observé aujourd’hui un recul déplorable caractérisé par la répression violente des manifestations de l’Opposition, la restriction de la liberté de mouvement des opposants, des tentatives des projets de lois discriminatoires, l’instrumentalisation de la justice et les arrestations arbitraires ».
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